lundi 30 mai 2011

Can't give it up

Peux-tu te taire, du fond de ma tête?

Tu es un réconfort, uniquement un coussin de réconfort pour les heures noires, certaines amenées par l'Autre... Mais j'ai peur de recommencer à être dépendante de toi.

Et pourtant, caliss, c'est l'Autre qui parle.



I can't give it up

To someone else's touch,

Because I care too much,

Care too much,

Care too much...


Give it up...

I can't give it up...

When you leave...


"Dans les clubs, la gêne se dissipe sous l’irréalité des stroboscopes, et le mirage de noirceur entrecoupée de vives couleurs tend à radicaliser des instincts repoussés aux limites. Il y a tant de gens qu’on oublie la foule."
___________________________________50 raisons de vivre et de mourir



Elle savait qu’elle allait venir. Elle revenait toujours, de temps en temps, sans vraiment informer la principale intéressée, mais sans que son arrivée soit imprévisible non plus : avant même que ses pas ne résonnent dans le couloir débouchant sur son appartement, sans que le téléphone rouge vif qui ornait le mur du fond ne vibre impatiemment, elle se doutait, avec un brin d’ennui, qu’elle allait débarquer, faire la conversation, et repartir, aussi vite qu’elle était venue, en léguant une promesse inutile de retour.
Parfois, elle aurait voulu qu’elle ne se repointe pas. Qu’elle ne mette pas en contraste à quel point elles étaient différentes. Cela ne devait pas lui importer à ce point, de réapparaître indéniablement, elle qui avait atteint un quota d’indifférence si parfait face à leur relation, peut-être par le fait que son exil loin de sa jumelle avait été intentionnel, calculé pour ses intérêts, bien qu’apparemment, le deuil relationnel qu’elle s’était imposée eut été terriblement destructeur. Toutes ces complications passées, ces auto-impositions, cette recherche absolue d’équilibre personnel, publiquement affichable et bénéficiaire, elle ne les comprenait pas, et c’était peut-être ça, le problème; elle ne désirait pas la comprendre. La comprendre aurait été considérer sa philosophie d’incapacité de cohésion entre elles utopique.
Parfois, elle lui en voulait d’être heureuse, mais de la jalouser quand même. Non pas qu’elle n’avait elle-même pas une vie enviable : elle ne souhaitait rien de plus que ce qu’elle détenait en ce moment, cette liberté, de pensée, d’émotions, de relations… C’était un nirvana insoupçonné que l’indépendance totale de ce monde du regard duquel elle avait tant souffert. Seulement, c’était une existence si antagoniste à la sienne que le fait qu’elle avait un jour partagée sa source la terrifiait et la plongeait dans des états de contemplation introspective sombres et inconfortables. Les mettre en parallèle lui retirait la moitié de la satisfaction habituellement complète qu’elle détenait au singulier, sans qu’elle ne puisse expliquer pourquoi.
______________________________________Conversation entre deux mois

Like two strangers turning into dust




Et bien. Encore une fois, côliss.

Comment mettre un baromètre crédible à notre vie lorsqu'on n'est pas capable de nous-mêmes croire en notre valeur, même cloîtrés dans un des coins de notre conscience, verrou à double tour dans un bunker perdu en Sibérie? J'essaie de me monter une histoire ou je suis quelqu'un de bien, qui en vaut la peine, alors que dans les faits, je ne vaut pas une pichenotte dans une butte de sable. Je finirai ma vie à Montréal, études à l'UQAM, condo à Rosemont, si ça se trouve, j'aurai un chat qui s'appelera Kitty parce que j'aurai pas eu d'autres idées le soir ou on me l'a donné, je réussirai à payer mon loyer et je posséderai assez de revenu pour acheter le pétrole (qui sera pourtant très cher) pour me rendre dans un bureau pas trop moche au centre-ville, tous les matins. Fiston s'appelera Liam, comme prévu. Je serai malheureuse, mais pas trop, pour ne pas tomber dans aucune extrême. Look at me, I am old, but I'm happy... Mon cul qu't'es heureux, oui.

D'ou venait l'Empire Byzantin ? De Byzance, s't'affaire.

Il n'y aura pas de solution ailleurs. Il n'y aura pas de solution nulle part. Je traine dans mes valises mon insécurité, mon mal de vivre et mon poison contagieux de désespoir périodique (1/3 = 0,3 périodique, Emmanuelle = espoir.Désespoir périodique). Sa cruauté, sa malveillance et sa volonté de dominer toute vie. Geekie? Présente.

Il ne me dérange pas de changer, de demeurer, d'exister, de me perdre, toujours et encore... Mais reste le point d'interrogation, suspendu au-dessus de ma tête comme une épée de Damoclès prête à me trancher les mémoires, les réflexions et les ruminations. Et je suis fatiguée de voir sa courbe qui me nargue, cette serpe parfaite prête à m'aggriper le cou et capable de me trainer dans les bas-fonds de mes expérimentations pour en trouver la source, cette faucille tranchante épousant l'arc de ma gorge d'une exactitude décimale...

Le point d'interrogation ne semble pas avoir de réponse, ni même de question qui le précède pour justifier sa présence. Il est là, pendu, immobile dans le vide intersidéral de mon questionnement, me dévisage ou m'ignore, mais toujours, il est là à m'attendre, à patienter jusqu'au moment ou sa présence devient tellement dérangeante qu'elle m'obsède, et que toutes les paroles, tous les actes, toutes les couleurs du vent, ne sont que déclinaisons d'une de ses facettes.

Et bien qu'il soit discernable à un moment ou l'autre dans les destins d'autrui, la population mondiale ne semble pas lui accorder une importance capitale. Comme la mort. Elle est là, mais tant qu'ils sont capables de ne pas trop y réfléchir, elle n'est pas lancinante, elle est un pixel dans un tableau numérique.

C'est moi qui est folle, ou quoi ?

J'entend son rire se répercuter contre les paroies de mes cavités auditives; "Oui!" Hi. Hi. Hi.

"Je sais que je suis pas normale... Je le sais. Et je sais que ça dérange personne sauf moi." Minor disturbance. Passez votre chemin, badauds, Emmanuelle redevient folle. C'est une constante presque aussi récurente que le passage des saisons. Et nous qui croyions que tout ça s'était réglé avec une petite bouteille de comprimés, une fois par moi, bonheur d'occasion! Pourquoi, Bonheur d'occasion ? Je ne sais pas. Je ne me souvenais même plus de l'histoire de Gabrielle Roy, ça m'est passé par la tête, voilà tout, je ne me souviens de rien d'autre que d'anecdotes troublantes sur la vie de dictateurs déchus, c'est creep, je sais, caliss, laissez-moi ruminer mon aliénation en paix (je veux dire non ne me laissez pas toute seule j'ai vraiment trop peur de moi-même quand je suis dans les confins de mes terreurs de cendre, "j'ai peur de ce que je suis avec ou sans toi" et de tout ce que cette petitesse inflige à ma grandeur décadente).

Lorsque tu jetteras les carcasses des bouquets de mes vieilles parenthèses existentielles, souviens-toi qu'un jour, tu as voulu voir fleurir mes sourires.

Zone de turbulence mentale, veuillez attacher vos ceintures- ou prendre votre parachute, puisque les risques d'écrasement sont, pour une enième fois, considérables.

Dans ma tête, les crashs sont trop fréquents pour être investigués comme Paris-Rio. C'est peut-être pour ça qu'il y en a autant; on ne fait que compter les morts et se réjouir des quelques survivants sans se soucier des défaillances cycliques du moteur.

samedi 28 mai 2011

Endless flight, Babel

"Je t'."_______________
"Quoi?"_______________
"Laisse tomber."_______________




Le haschich n'est pas bon pour la santé. La cigarette non plus. Les plombs sont donc doublement mauvais pour la santé et j'aime pas être séquelle, séquelleeee, fuck ma vie quand on est séquelle j'arrête la drogue j'arrête tout j'arrête de pleurer j'arrête de chanter j'arrête de chialer j'arrête l'art j'arrête tout sauf la vie et je vais faire la route de la soie. Ou des missions humanitaires en Afrique pour faire respecter le processus de Kimberley.
Aimez votre prochain ou détestez votre prédescesseur, qu'est-ce qu'on s'en fout... Peut-être, je ne sais pas, arrêtez, à la fin!
TOO MUCH NOISE FOR SUCH A LOUSY AMOUNT OF MEANINGFUL WORDS.
Le chaos, qu'est-ce que c'est ?
Tu crois en l'amour universel?
Je me suis jamais sentie appréciée. Jamais, jamais, jamais. Vous me faites peur, putain de merde, peut-être parce que j'ai l'impression de ne pas en valoir la peine.


Parfois, tu me donnes un sourire et je le glisse dans ma poche le temps de l'envoyer via les satellites ou les poteaux cellulaires dans cette ville bizarre de béton et de verre. Glass, glace, could I have a glass of ice? Bilingue. Haeven. Heaven. Tears in. The needle tears a hole. A whole new world. Do you understand? Förstår du? anlıyor musunuz? טאָן איר פֿאַרשטיין?


La tour de Babel.

Mad world

jeudi 26 mai 2011

The truth is, you're miles away

"Kiss me goodbye, will you? I'm planning on dying before you drag me down."




D'ou vient cette angoisse profonde, refoulée encore et encore, cette peur probablement injustifiée de perdre tous ceux à qui je tiens?

J'aime trop fort. J'ai surement toujours aimé trop fort, sans limites internes, sans garde-fou. À toute allure, Cadillac rouge, au bout du mur, ballustrade défoncée. Et la noyade. La Noyée, Yann Tiersen, c'est moi ça, haha. Quel était ce film déjà, le suicide en voiture à la fin?

She died of a broken heart. Le problème, c'est que je suis toujours vivante. Ou peut-être est-ce la solution. Putain de points d'interrogation de merde. Être, point d'interrogation, vous connaissez?

Vous vous souvenez de ce coeur couleur rubis enveloppé de dentelle? On a éventrée sa poupée avant de sertir un collier des éclats de son bonheur. Blossoms in a tree, you know how I feel. Awful. I feel awful. There's nothing more to say.

Poupée aux lèvres gercées par le sel de ses larmes. Les pantins aux fils usés ne se retrouvent pas plus libres une fois qu'on a tranché leurs liens au marionettiste; elles demeurent, désarticulées, étendues sur les scènes vides durant les soirs glacés d'hiver. Une lumière bleue, peut-être. Elles agonisent, c'est magnifique, ce serait pratiquement une plus belle pièce.

La violence débourrées dans les champs de roses des lames. L'innocence flagellée par des ongles cassés qui crissent dans le dos. Shoa par balle à tout ce que j'ai déjà eu de respect pour toi. Einsatsgruppen pour mes propres présomptions inassumées, suicide pour ces espoirs invertébrés que je n'ai pas étranglé assez tôt. La désillusion qui pendouille au bout d'une corde, le bourreau aux gants de nacre se lèche les lèvres sur lesquelles coulent le nectar divin du triomphe sur l'existence d'autrui.

L'unique manière de se convaincre de sa supériorité parmi cette marée d'humains en perdition qui s'abîment sur cette planète minuscule, c'est d'imposer sa douleur pour que celle infligée aux autres soit exponentiellement plus grande. Réduire leurs mièvres destins à des parcelles de poussière qu'on ne compte même pas dans les sabliers du temps.

J'aurais pleuré toutes ces statues de sel sanglotant, cachées derrière des fresques de marbre.

mercredi 25 mai 2011

Fuck you, fuck you very very muuuuch...

Never been truer to one's moral.

Pulk/Pull Revolving Doors



"Siiiii tu n'étaiiiis pas lààààà, commennnt pourraaaaiiis-jeeee vivreeeeeee ?"

Très, bien, MERCI (putain de tabarnack de merde).




Il y avait un monstre caché dans sa question, qui déchirait toute forme de compliment pour ne laisser que l'inquisition loqueteuse derrière ces mots si bénignes si on ne les recousait pas pour se représenter la loque de perquisition, d'inquiétude condescendante.

Il pense surement que je n'y décelle rien, de ses petits jeux de passe-passe à la con, ces parties de marelle simplement tracées contre le bitum pour s'assurer qu,en sautant, je ne dévoile pas le reflet d'un pistolet, ces sauts à la corde pour s'assurer que je ne boite pas, risquant de m'effondrer.

Parfois, je rêverais de lui cracher au visage qu'il n'y comprend rien, malgré le cliché grotesque pour son conformisme qui dégouline de cette accusation enfantine. Mais lui sussurer, au moins une fois, qu'il est loin, si loin en arrière des dédalles de ma conscience... Il se frappe aux cul-de-sac en croyant avoir trouvé les raccourcis à mes neurones, pendant que, des kilomètres à l'avant, je lui reproche son assurance injustifiée en des notes anonymes. La vie est ainsi absurde (La vie et les conteurs d'histoire. La vie et les mangeurs de femmes.).

Peut-être lui lancerais-je ce dédain pour lui entailler la confiance d'une bonne coche de honte, qu'il ne fasse pas semblant qu'il puisse aider pour quoi que ce soit, qu'il ne feigne pas de deviner de quelconques maux sous mes phrases les plus dévouées. Peut-être le ferais-je, au contraire, pour moi, pour me libérer quelques minutes de ce fardeau de rancune qu'il me pose sur les épaules en m'étouffant de cet encadrement.

Je sais que je suis un bibelot de verre. Je le sais, merdre! Je l'ai assez répété, cette comptine douloureuse, cette prédisposition génétique à la dépression, aux ascensions et aux chutes vertigineuses coupant le souffle et accentuant le pouls à un rythme grisant par son angoisse, je l'ai assez chanté dans les nuits d'encre de mes songes suicidaires, je connais ses notes pas coeur, ses portées sont gravées dans mon ancéphale. Mais vous ne faisiez pas attention à ne pas me bardasser contre les murs de béton du monde avant de vous appercevoir que je voulais moi-même recevoir un coup, un coup atrocement trop fort, qui m'aurait fendu en milliers d'éclats de cristal - ou peut-être vous bandiez vous les yeux. Je n'en sais rien, pour être honnête, je n'avais pas la force de le voir, je devais m'être crevée le regard pour ne pas appercevoir toute l'horreur de ce monde égrotant. Mais ce que je sais, c'est que vous ne vous oposiez pas à mes douleurs tant qu'elles ne vous affectaient pas de trop près, que vous ne pleuriez pas mes désastres. Jusqu'au jour ou je me suis frappée, peut-être plus violemment qu'à l'habitude, et qu'une rainure de verre cassé m'a lézardée l'existence.

Je crois que ce qui vous dérangeait le plus, c'est que vous craigniez qu'en m'éclatant contre les pavés de vos consciences, les miettes tranchantes de mon âme déchue vous couperaient. Sinon, pourquoi avoir paniqué simplement à ce moment là? Aucun changement à l'habitude: ce n'est pas la première fois que je pleure, ce n'est pas la première fois que je vomis dans une gouttière, c'est seulement la première fois que vous devez vous habiller à minuit pour me déposer à l'hôpital.

Et maintenant, je vais mieux. Fantastique, n'est-ce pas? Je ne veux plus me faire sauter, dynamitée par mes envies destructrices. Non, merci! Même si elles sont encore là, à fleur de peau, au bout des doigts, tout juste sous l'épiderme. WARNING. Ne pas frotter, ne pas retourner, ne pas secouer: douleur dessous.

Âme fragile à l'intérieur de ce paquet de peau diaphane, os de verre sous ce plastique bosselé. Si on ne réveille pas une souris qui dort, imaginez un croque-mitaine carburant aux tourments... On le met sous sédatif, plutôt! 300 mg par jour, may have side effects.

...Je n'expose plus ma douleur en vitrine; possiblement parce que je ne la trouve plus belle. Je n'y vois qu'une tenacité pathétique à s'accrocher à mes entrailles comme un vers intestinal. Maudit poux de destin.

Quelques fois, quand elle revient, je la transcris sur des pages, parce que parfois, mise sur papier, avec de belles lettres, des mots justes, j'y retrouve son confort magnifique, sa différence ennîvrante. Je m'y mire de nouveau, et je me demande pourquoi je l'ai laissé partir. Comme un amant qu'on a aimé jusqu'à la dernière molécule de son corps, et qui s'est sauvé après qu'on lui ait offert une greffe de notre coeur 1 ; quand on le croise au détour d'une autoroute de destins humains, on se dit qu'on aimerait bien avoir continué un bout de chemin avec lui 2. Mais on sait aussi qu'on a bien fait de se jetter par la fenêtre, car son réservoir d'essence coule et il allume son briquet sans cesse pour rallumer ses micro-cheminées à destruction massive. L'explosion n'est jamais bien loin quand on joue avec le feu.

Bref, je vais mieux, surement. Je n'écris pas seulement pour me vider les tripes sous vos yeux myopes 3 ; J'écris pour exister ailleurs qu'au centre de ma propre existence. Je crée d'autres vies, dans les chambres numéro 22, 18 ou dans le couloir central, dans l'appartement, 4 heure du matin, Kym je t'aime moi non plus. Et plus elles sont réalistes, plus je les chéris et je les paufine.

Je sais, ça a l'air drôlement naze, mais je suis peut-être un peu geek sur les bords (j'veux dire, quand j'étais mioche, j'adorais le Seigneur des Anneaux. Faut un ADN spécial pour ça quand t'es une gamine). Mais ça me fascine, et ça m'occupe totalement quand j'ai envie de déverser le goudron de mes ruminations contre mes poignets scarifiés de maux inexpiables, ou inexpiés.

Alors ne viens pas, n'oses jamais, jamais, putain, m'as-tu compris, n'oses JAMAIS me voler ces univers dans ma tête. Ne me fais pas l'offense de croire décoder mon essence dans mes lignes fictives, ce serait trop facile. Ne tente même pas de penser à m'enlever le désir de prendre le clavier qui débourre mes suicides inexistants.

Car tu n'as rien nettoyé dans mon esprit, pas le jardin, pas les cachettes de bouteilles échoes vidées solo, pas un centième de ma peine; Ce que je dois à la vie, je le dois à un comprimé et à des bourgeons de passion, d'imagination, qui fleurissent de temps en temps dans mon cerveau et qui, assortis, peuvent confectionner de jolis bouquets dont le parfum exclusif me saoule assez pour oublier la grisaille carabinée de l'univers ambiant.
Je ne te dois rien, absolument rien, sinon un repentir d'erreurs et de déception vaporeuse.



1. Tiens, tiens! Référence? Ben non, pauvre naz, je te l'aurais pas donné en greffe, mon coeur, c'était un sacrifice humain en bonne et due forme, maya, du sang et une fiesta sur une pyramide. Pas de médecine qui se mette le nez là-dedans.

2. Je commence à ressembler à Grand Corps Malade, y'a quelque chose qui cloche.

3. Car ça fait un bout de temps que vous lisez ce texte, et l'ordinateur tue les yeux. Je vous ai tué les yeux (ris en silence de cette victoire subtile. Himmler dans mon cerveau.).

lundi 23 mai 2011

Deadmau5

Tout doux:


-M'acheter une pieuvre et l'appeler Georgette Soukie Rambo Tremblay en l'honneur de mon presque défunt poisson;

-Mettre en scène un fashion show ou les mannequins ficellées défilent au son de Deadmau5;

-Être heureuse (si j'ai le temps);

-Me trouver une job;

-Avoir un esti d'appart;

-Trouver d'autres moyens constructifs (comme ce post sur ce blog) de ne pas faire mon travail scolaire;

-Acheter des pastilles sur la gorge parce que le weed tue - ou peut-être est-ce le rhume? Et non le rhum. ;

-Finir Femmes de dictateurs et La vie est ailleurs;

-Apprendre l'allemand, le russe, l'arabe et le japonais;

-Résuiciter Alexander McQueen afin qu'il m'enseigne la vie;

-Faire tout plein de portraits de Staline et de Lénine et de nazis et faire couler de la peinture rouge dessus - totalement non pertinent, totalement distrayant. Réduit le cerveau à l'état de larve;

-Faire des expériences sur mon cerveau de larve. Par exemple, combien de litres de crème glacée peut ingérer un corps dirigé par un cerveau semblable avant d'avoir mal au coeur? Combien de litres d'alcool prend-il pour blackout? Pendant combien d'heures peut-on répéter "les chemises de l'archiduchesse sont-elles sèches ou archisèches?". Des trucs cruciaux pour le sort de l'humanité.

-Exterminer la race humaine de façon civilisée (pas d'einsatzgruppen qui se donne);

-Survivre à ces 5 semaines de merdes et aux 49 années qu'il me reste à égrainer sur cette terre. :)






...Je m'emmerde, je vous emmerde.

Avoir un blog normal sur un site pas de merde me fait devenir encore plus niaise.

La preuve? Je fais des posts énervantes sur ma vie dont les 99% de la planète se foutent ! :)

(le 1% restant est composé d'enfants de 10 ans découvrant l'internet et d'ex fidèles de cielroche. Merci.)

samedi 14 mai 2011

I could corrupt you, it would be easy









Bon. Je ne suis pas fan de Foglia d'habitude, je trouve qu'il a une opinion basée sur la réfutation de l'opinion des autres peu importe ce que celui-ci est, mais là... LÀ...



Ça me fait penser aux Chants de Maldoror. Avant qu'il vire fou et qu'il fourre des requins.







"[...] J'ai commencé par croire que 6 millions de Juifs avaient été éliminés par Himmler, Eichmann et quelques autres monstres. J'ai commencé par croire aux monstres. Oui, oui, il y a un lien avec ma chronique précédente. Ténu, mais je m'en fous, j'y pense depuis le début.



J'ai d'abord cru aux monstres, puis j'ai rapidement compris que ces monstres-là fonctionnaient à l'intérieur d'un système, d'une idéologie: le nazisme.



Sauf que de savoir cela ne répondait pas à la question: comment est-ce possible?



Comment a-t-on pu laisser faire cela? On ne tue pas 6 millions de personnes en catimini. C'est une opération qui requiert une logistique, du personnel. Les Allemands de la rue ne pouvaient pas ne pas le voir, ne pas le savoir.



[...] Comment est-ce possible? Toujours pas de réponse, mais on s'entend bien? Cette réponse ne peut pas être: parce que c'était un Allemand. Surgit alors une question dérangeante: aurais-je pu être ce fonctionnaire?



C'est facile de n'être pas Himmler, de n'être pas Eichmann. Mais aurais-pu être ce fonctionnaire, à Berlin, dans son bureau du commissariat des affaires pénitentiaires? Compter 2700 portons moins 340, cela nous fait 2360 portions, demain on attend un train de Hongrie qui en amènera 1700 nouveaux, 10% de pertes en chemin comme d'habitude, disons 1500...



[...] Soudainement, j'ai été fasciné par ça. Je le suis toujours. Très exactement par ça: par la minceur de la cloison entre Eichmann et moi, entre un héros et un trou-du-cul, entre le cocu ordinaire et le cocu qui tue ses enfants, entre un monstre qui dort et un monstre qui tue.



[...] Les monstres servent au moins à cela, à nous dire que nous n'en sommes pas.



[...] Le hasard m'a fait le contemporain de l'horreur des horreurs. Quand j'y pense, je ne vois pas des monstres, des tueurs d'enfants, des bourreaux, des SS dans leurs longues capotes de toile. Quand j'y pense, je vois un employé des chemins de fer d'une petite gare dans le bout de Cracovie qui passe le balai sur le quai désert. Un train et arrivé de Hongrie tout à l'heure, sont descendus des wagons à bestiaux des gens qui se serraient les uns contre les autres, des soldats les attendaient qui leur criaient des ordres. Ils les ont rassemblés et emmenés aux douches.



Le quai est maintenant désert. L'employé des chemins de fer pousse dans sa pelle avec son balai des bandages, des chiffons et un soulier d'enfant.



Quand je pense à un monstre, je pense à lui. Il est toute l'humanité ordinaire, vous, moi et le Dr Turcotte aussi."







PS. J'ai commencé un dessin avec d'une tour de Babel avec des Oussama et des Mr Assange dedans et j'trouverais ça bien chouette si leurs visages étaient pas surdimensionnés comparativement à la dite tour (je sais que ça vous passionne de savoir ça!).

vendredi 13 mai 2011

Clashing lies and clashing thighs, clashing chasing changing minds

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux


Personne ne se comprend dans cet univers de fou, et c'est très bien, comme disait ce cher Ferré. Hell.

Mais il y a comme un trou, béant, impossible à combler, qui me grandit dans le coeur, et j'ai de la difficulté à colmater la solitude de tes jolis mensonges. On écrit les plus belles choses quand on pleure les plus lourdes larmes, c'est bien connu, mais j'aurais aimé pouvoir décrocher de mes doigts ses plumes qui y ont poussée en même temps que le germe de ma douleur, depuis mes petites années, 9 ans, peut-être, si ç'avait été pour arriver à être heureuse. Une autre fois, une autre miette de bonheur au coin des lèvres... Comme un enfant avec du chocolat.

On tente d'envelopper nos petits corps en miette dans les bras d'autres.

Je ne m'ennuie de rien. De la cigarette, des joints à moitié égrenés avant la fin de la demi-heure qui roulait, des pastilles qu'on me lance encore avec un humour presque comique, des bouteilles vidées solo duo trio, de toi, de nous, de moi, de la permission d'agir peu importe l'obscène ou le ridicule ou- peu importe, lorsqu'engluée dans le filtre impure des boissons amnésiques. Je ne m'ennuie de rien, mais je stagne dans cette vie mise sur pause le temps de l'enligner vers des rêves qui me sembleraient dignes de souffrir un peu.

J'ai réalisé que je n'avais pas besoin de me planter des aiguilles sous les ongles, certes, mais je n'ai pas trouvé de motivation propre, qui me semble toujours légitime, pour retirer les éclats de bois qui sont déjà fichés dans mes doigts. Je manipule mon existence avec l'attention, la patience et la peur de m'égratigner d'une enfant brûlée vive.

Under water. Underneath the iron bridges of our steel minds, perhabs you forgot to prevent the lightning. Blossoms of those empty bottles have shattered in the garden of glass and you step, bare foot, on the broken lies that have collapsed to the ground after you spoke them with such soft formulations.

I think I'm drowning, but it might just be foolish thoughts lingering by...

"Je doute qu'il y ai quelque chose d'autre à dire", aies-je laissé tomber, parce que ce silence me pesait sur les épaules plus lourd qu'une enclume, plus lourd que le pas de tes pas qui auraient dévallés hors de ma vie... J'aurais pu prétendre qu'ils n'avaient jamais existés, que jamais tu n'avais eu un quelconque cristal caché aux coins des yeux, peut-être aurais-je pu croire que j'avais toujours été si misérable et que ce n'était pas ce revirement subtile de tes pupilles vers l'azur qui m'avaient fait me ratatiner sur mon propre petit coeur raboutiné de mots morts. Peut-être. Mais là, tu étais devant moi et même dans le même corps, on aurait été scindés en deux, en trois peut-être, passé présent futur, et séparés sans même ne pas se regarder.

"Je sais. Mais j'aimerais pouvoir trouver des jolis mots quand même."

Décaliss. Mieux; décÔliss.

Putain, dégage.

Damn, get the hell out.

Besoin d'une autre traduction ? "Oui monsieur. Je suis russe." Paulus Joukov j'ai foiré les Einzatzgruppen niafniafniafniafniaf 100 à 50 dans un bulletin. Ce qu'on s'en fout; voilà:

Черт, убирайтесь.

Besoin d'une AUTRE traduction ? "Oui monsieur. Je suis Nord Coréen."

Kim Jong-Il te dit de t'en aller.

Manger les mêmes histoires pour ne pas avaler ces sornettes d'espoir et de dépression et de meeeeerde.

Je vire folle, oui, oui, oui.

Non, non, non.

Chanson à répondre.

Pâte à biscuit Pillsburry.

Ghandi est mort et Luther King aussi. Y'a pu rien à voir sur cette planète, avancez vers l'arrière s'il-vous-plaît.

mardi 10 mai 2011

Cat Power

< Mais encore, avec le temps, on arrive à dilluer tout ça. Donc il reste qu'une bitterness et un envie de pas se remettre les pattes là-dedans. >



On vit tellement vite qu'on oublie de vivre.

Toutes ces existences qu'on croise au détour d'un chemin, qu'on entrevoit du coin de l'oeil, toutes ces belles passantes, ces sourires qui auraient pu vous être adressés, toute une vie que vous auriez pu partager, et qui a finalement tourné le coin de la rue sans même que vous pensiez à prendre cette parcelle de destinée par la main, serrer ses doigts translucides contre votre paume et lui demander de rester quelques minutes seulement, pour pouvoir goûter la couleur de ce qu'un quotidien à ses côtés aurait pu représenter. Elle goûterait sucrée, plus sucrée que les brioches à la cannelle, plus douce que le sucre-glacé des pâtisseries de la boulangerie au coin de Mont-Royal... Et vous avez même oubliés de lui demander son nom.

Mais ce n'est pas si grave. On prend un petit boulot, et puis on se trouve une copine puisqu'on l'a rencontrée plus d'une fois et que l'hameçon de nos désirs s'est coincé dans le filet de satin de ses manies caractéristiques. La façon dont la peau douce de son cou semble s'enclaver parfaitement dans la vallée du votre; la manière charmante dont elle pique ses frites du bout de sa fourchette; son air si fragile, comme une poupée de verre tendrement réchauffé qu'il vous aurait fallu remodeler dans un lit lorsqu'elle est malade... C'est un cadeau du Ciel que de pouvoir décortiquer les mille et une déclinaisons de son être dans ses plus ténus détails qu'elle sème au gré des saisons égrainées à ses côtés.

Et puis, comme les feuilles d'automne tombe, vous vous éloignés dans la tempête orangée qui déferle sur vos coeurs croupissants. Et comme n'importe qui, à l'hiver, vous êtes scellés dans des lits singuliers, solitaires, des caveaux de glace dont la fenêtre sur l'autre se givre malgré les messages qu'on tente encore d'écrire à travers la vitre.

Alors on attend que toute cette grisaille se dissipe, qu'un bourgeon surgisse à quelque part, merde, qu'on voit une silhouette à travers la tempête et qu'on puisse à nouveau se serrer l'un dans les bras de l'autre sans avoir un froid persistant qui vous empêche de coller votre peau à la sienne, tel un linceul d'incompréhension qui, invisible, vous pousse en directions opposées. Vous étiez des pôles opposées, qui se seraient fondues l'une à l'autre pour une plus grande proximité, et voilà qu'à force de vouloir, peut-être avez vous réussis; mais à présent, peu importe la force que vous appliquez à raboutiner vos étreintes décousues, chacun se débat intérieurement contre ces rapprochements vains, hypocrites.

Et quand la neige fond, vous vous appercevez qu'elle n'est plus là.

Mais, vous savez, ce n'est pas grave. En viendra une autre. Un silence dans la mélodie de votre coeur cacochyme, un instant d'isolement -peut-être cent ans de solitude. Et une autre. Un épuisement, quelques années qui défilent devant vos yeux en un claquement de doigts, le temps de vivre votre jeunesse avant que ce bourgeon dont vous entamiez l'observation ne soit flétrit dans la poussière de ses pétales consumées. Et peut-être une autre encore... Jusqu'à temps que vous souriez, tant que les rides qui s'empilent au-dessus de vos paupières ne vous cachent pratiquement la vue, et que vous compreniez; ce n'est pas les paupières, c'est le voile de la mort.

dimanche 8 mai 2011

Perfect.

Guy Labissonière______________________________




Noiretblancbencutetouteprop'!
Vous ne trouvez pas ?
Un nouveau commencement qui n'en est pas vraiment un, parce que je ne trouve pas exactement ce qui le définit. Je ne veux pas que ça soit lui. J'en ai assez, à la fin, qu'il aille se faire enculer avec une brochette à barbecue. Ou dix.
Et puis, même si cet url portait la marque indélébile de son passage dans ma piètre existence, je ne saurais quoi en dire. Ça fait bizarre une fois sortie de ma bouche, mais... Je m'en fous un peu. Je ne t'aime plus, mon amour, comme qu'il dit, Manu Chao. C'est drôle, mais, tu me fais chier. J'ai pas envie de te parler. Très franchement, tu ne m'apportes plus les palpitations cardiaques révélatrices de ma faiblesse mentale et je n'ai pas envie de tenter le diable; tu ne me laisses que ce goût amer sur la langue, comme si j'avais croqué la balle que j'ai faillis me ficher dans la tête en pensant à ton portrait, que j'avais mordu dans le cocon de métal de mon suicide pour l'écraser et que, bien que je me sois sauvée de la mort avec brio, la saveur âcre a imprégnée les tissus de ma langue et je mastique les restes pâteux d'une histoire avariée. Tu m'as laissé au fond de la poitrine une absence de toi que je ne veux plus combler par la forme de ton corps, mais qui laisse néanmoins un vide autodestructeur qui me fait rager, qui me compresse et qui me blesse. Crois-moi, tous les Anges n'ont pas d'ailes, putain.
J'aimerais remplacer ton espace par une autre âme. Je sais laquelle. Mais je ne peux pas. Et à quelque part, je ne veux pas. Hatred.
J'ai menti, tu vois. Ce n'est pas vrai que rien n'est ta faute, ou presque. Tu m'as quand même fais perdre toute sensibilité en la plus belle chose qui soit: aimer.